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Transparences ceinturées et plastrons à la Semaine de la Mode à New York

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AFP
Published
Sep 6, 2007
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NEW YORK, 6 sept 2007 (AFP) - Transparences beige et bronze chez Max Azria, plastrons noirs destructurés chez Alexandre Herchcovitch et camaïeux d'ivoire et de gris pour Erin Fetherston : les défilés de prêt-à-porter printemps 2008 ont commencé mercredi 5 septembre sous les tentes de Bryant Park à New York.


Créations Alexandre Herchcovitch présentées lors du défilé printemps-été 2008 le 5 septembre 2007 à New York - Photo : Fernanda Calfat/AFP

Si les noms les plus célèbres, tels Ralph Lauren, Donna Karan ou Marc Jacobs, n'apparaissent qu'à partir de samedi 8 septembre, la fièvre était déjà au rendez-vous, des centaines de journalistes et photographes du monde entier faisant la queue dès les premières heures de la matinée pour obtenir accréditations et invitations.

Et en dépit de la grève de deux jours des taxis new-yorkais, qui rend les déplacements plus difficiles, des dizaines de badauds campaient à l'extérieur, téléphone portable ou appareil photo sous la main dans l'espoir d'apercevoir quelque mannequin vedette ou invité célèbre.

En milieu de matinée, la marque BCBG MAX AZRIA fondée en 1989 par le créateur d'origine tunisoise très prisé aux Etats-Unis, présentait une quarantaine de modèles à la féminité vaporeuse. Jupons de tulle beige et bronze superposés, robes plissées couvrant à peine le genou et ceinturées à la taille, les teintes dominantes donnent une impression de douceur un peu surannée. Quelques petites vestes strictes en moire chocolat affinent les épaules.

Dans la même veine, Erin Fetherston, jeune créatrice prometteuse, a joué à la poupée avec une collection de robes souples souvent accompagnées de manteaux de printemps, un tandem sans doute apprécié des acheteuses des grands magasins qui doivent compter avec la disparition des saisons. Jupes en crêpe gris ou en soie plissée ivoire, blouses de mousseline vieux rose ou à rayures grises étaient portées par de grandes filles sages parfois portant lunettes, leurs longs cheveux blonds et lisses tombant sur les épaules.

Ponctuant cette élégance classique, des turbans, des barrettes en forme de corail blanc, voire des oreillettes en plumes pour une robe-tutu très "Lac des cygnes".

Le créateur d'origine brésilienne Alexandre Herchcovitch se démarquait avec une collection beaucoup plus destructurée, présentée avec théâtralité par des mannequins au maquillage blafard et aux cheveux ramassés en chignon de danseuses de tango.

Dominés par les couleurs vives, ses modèles se conjuguent en robes-tablier à une seule bretelle dans le dos, bermudas noirs et chemises rouges, en plastrons destructurés et en patchworks issus de fracs. La "petite robe noire" revient souvent, ceinturée haut et portée avec un faux-col blanc, sur des bottines lacées et lacérées.

Clou de sa présentation de mercredi 5 septembre, une série de robes de cocktail aux couleurs acidulées clôture le défilé, dont un délicieux "bonbon" jaune à la collerette effeuillée évoquant sans doute un emballage de sucrerie.

Mercredi 5 au soir, la chanteuse Guen Stefani, appréciée par les critiques de mode, devait présenter sa deuxième collection sous la marque L.A.M.B.

Par Paola MESSANA

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